Histoire du concept
C’est en 1977 que les psychologues Daniel Kahneman et Amos Tversky ont mis en lumière ce qu’on appelle le « planning fallacy » (erreur de planification). Ils ont démontré que beaucoup de personnes ont tendance à se montrer trop optimistes lorsqu’il s’agit d’estimer le temps requis pour accomplir une tâche. On parle ici de l’illusion de planification ou encore du biais d’optimisme.
Notez que le biais de planification ne touche pas tout le monde, mais principalement celles et ceux qui estiment eux-mêmes la durée nécessaire pour effectuer une tâche, sans employer un logiciel de gestion des temps de travail ou sans suivre une méthode fiable d’estimation.
Reconnaître le biais
Le biais de planification se traduit par une série de comportements récurrents qui compliquent la gestion du temps. L’un des signes les plus fréquents est une estimation trop optimiste de la durée nécessaire pour accomplir une tâche. Cette tendance est souvent renforcée par le biais d’optimisme. Les travailleurs concernés surestiment leur capacité à tenir les délais tout en minimisant les imprévus.
Cette illusion de contrôle mène bien souvent à une organisation inefficace du temps de travail, avec des retards qui s’accumulent sans remise en question. Les mêmes erreurs se répètent, mettant en péril la bonne conduite des projets.